|
Le Tchad, officiellement
la République du Tchad,
est un pays d'Afrique
centrale sans
accès à la mer, situé au sud de la Libye,
à l'est du Niger et
du Nigeria,
au nord du Cameroun et
de la République
centrafricaine et à l'ouest
du Soudan.
Sa capitale est N'Djamena.
Géographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage
entre l'Afrique
du Nord et l'Afrique
noire.
Le Tchad se divise en trois grands ensembles géographiques : du nord au sud,
on trouve successivement une région désertique, un espace semi-aride, puis
la savane soudanaise. Le lac
Tchad, qui donne son nom au pays, est le principal plan d'eau du pays ;
le point culminant du pays est l'Emi
Koussi, dans le massif
du Tibesti.
Différents États et empires se sont succédé dans la partie centrale du pays
depuis la fin du Ier millénaire av. J-C, tentant de contrôler le commerce
transsaharien. De la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, la France affirme
progressivement sa souveraineté sur l'ensemble du territoire du Tchad actuel,
qu'elle incorpore à l'Afrique
équatoriale française en
1920. Le pays obtient son indépendance en 1960, avec pour premier chef
d'État François
Tombalbaye ; il conserve néanmoins une relation privilégiée avec
l'ancien colonisateur qui est depuis lors intervenu militairement à
plusieurs reprises. Le pays est le théâtre de troubles quasi-permanents,
liés à des dissensions internes, et plus récemment à l'extension du conflit
du Darfour. En 2003, le pays est devenu un pays exportateur de pétrole,
alors que son économie reposait principalement sur la production de coton,
d'arachide et de viande ovine ; cela a considérablement accru les ressources
financières de l'État tchadien, dont le chef actuel est Idriss
Déby.
Histoire
L'État du Tchad dans ses frontières actuelles
est une création de la colonisation européenne.
Ses frontières résultent de négociations entre Français, Anglais et
Allemands dans les années 1880.
Mais l'espace tchadien possède une histoire riche et relativement bien
connue. Il est sans doute un des berceaux de l'Humanité (découverte récente
de « Toumaï »). Il a été le siège de trois grands royaumessahéliens : le Kanem-Bornou,
le Baguirmi et
le Ouaddaï.
Considéré comme protectorat français à partir de 1900,
le Tchad fut érigé en colonie en 1920 dans le cadre de l'AEF (Afrique
équatoriale française). Sous l'impulsion du gouverneur Félix
Éboué, il fut la première colonie française à se rallier à la France
libre en 1940.
Devenu république autonome en 1958, le Tchad accéda à l'indépendance le 11
août 1960 sous
la présidence de François
Tombalbaye. Celui-ci dut bientôt faire face à la révolte des populations du
Nord, en majorité musulmanes, ce qui l'amena à solliciter l'aide des troupes
françaises en 1968. Après l'assassinat de Tombalbaye en 1975, le pouvoir
échut au général Félix Malloum,
qui dut céder la place au nordiste Goukouni
Oueddei à la suite de la première
bataille de Ndjamena en 1979. En 1980, la seconde bataille de Ndjamena
permit à Goukouni Oueddei d'évincer son rival, Hissène
Habré, avec l'aide décisive des troupes libyennes.
Après l'échec d'un projet de fusion entre le Tchad et la Libye en
1981, les troupes libyennes se retirèrent dans le cadre d'un accord conclu
avec le gouvernement français. En 1982, Goukouni Oueddei fut renversé à son
tour par Hissène Habré, qui dut
faire appel l'année suivante aux troupes françaises pour contenir une
nouvelle invasion libyenne. En 1987, une contre-offensive des forces
tchadiennes contraignit finalement les troupes libyennes à évacuer le pays,
à l'exception de la bande d'Aozou qui ne fut restituée au Tchad qu'en 1994.
En 1990, Hissène Habré fut renversé du pouvoir par Idriss
Déby Itno, qui est en place depuis lors. Paradoxalement, ce dernier semble
bénéficier aujourd'hui du soutien de la France et de la Libye, face aux
divers mouvements de rébellion qui seraient plus ou moins encouragés par le Soudan voisin,
en liaison avec le conflit du Darfour.
En 1999, le Tchad s'engage dans la Deuxième
guerre du Congo, en soutenant le gouvernement de Kinshasa.
En février 2008, la rébellion tente de renverser le gouvernement d'Idriss
Déby en pénétrant dans Ndjamena
après une traversée du pays depuis le Soudan voisin.
En mai 2009, une autre offensive de la rébellion partant du Soudan a lieu.
Géographie
Le Tchad est un pays vaste et de faible densité humaine. Il connaît pourtant
d'importants contrastes. Le tiers nord du pays est occupé par le Sahara, et
presque vide d'hommes. Plus au sud se trouve le Sahel où les précipitations
sont plus importantes, de 300 à 600 mm. C'est dans le Sud de cette zone que
se trouve la capitale Ndjamena ainsi que le lac
Tchad. Plus au sud encore, se trouve une zone de savane où les
précipitations peuvent dépasser 900 mm. C'est là, dans le sud-ouest qu'en
moyenne les densités sont les plus élevées.
Le Nord et le Centre représentent les deux-tiers de la superficie du pays et
comptent environ 30% de la population totale. Ces régions sont peuplées de
populations sahariennes disparates, mais toutes musulmanes, appartenant aux
groupes linguistiques saharien et soudanais oriental (Toubous –
2,5%, Goranes, Kredas - 4,5%, Zaghawas, Bideyats – 1,5%, Kanembous – 8,5% et
Ouaddaïens – 15%).
Par ailleurs, les Arabes, musulmans, occupent trois grandes zones de
peuplement, au Nord (nord-ouest du Kanem), au Centre (Batha, Chari-Baguirmi
et nord du Ouaddaï) et au Sud-est (Salamat), représentant environ 14,5% de
la population tchadienne.
Enfin, le Sud-ouest, chrétien et très marginalement animiste, est composé de
populations négro-africaines appartenant aux groupes linguistiques tchadien
et soudanais central (Sara – 30%,
Hadjaraïs – 8,5%, Ngambayes – 5,5%, Toupouris, Kotokos, Massas, et autres
sudistes – 9,5%).
|